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 contes et legendes traditionnels du japon

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Shiro
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MessageSujet: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 16:25

Le folklore japonais est fortement influencé par le Shintô et le Bouddhisme, les deux religions principales du pays. Il implique des personnages dans situations humoristiques ou bizarres face à des êtres surnaturels variés - bodhisattva, des kami (神, dieux et esprits), yôkai (妖怪, esprits monstres tels que oni, kappa et tengu), les obake (お化け, esprits métamorphes), yûrei (幽霊, fantômes), dragons, et autres animaux dotés de pouvoirs surnaturels, comme le kitsune (狐, renard), le tanuki (狸, chien viverrin), le mujina (貉, blaireau), et le bakeneko (化け猫, chat ayant un pouvoir de transformations).

Historique

Beaucoup de contes du folklore Japonais sont d'inspiration étrangère au pays. Il semble qu'ils proviennent pour la plupart des Indes (via la Chine) et de Chine même ; occasionnellement du Tibet, de Birmanie ou de Corée. Peu à peu, ils ont été adaptés à la sensibilité japonaise jusqu'à devenir d'esprit purement japonais. Par exemple, les contes concernant des singes ont été influencés par l'épopée sanscrite Ramayana et par Voyage en Occident, écrit classique chinois.
Les contes liés à la tradition bouddhiste theravâda (jataka) apparaissent également, mais modifiés, dans les contes populaires japonais.
Les légendes d'origine véritablement japonaise sont de deux sortes: celles qui remontent au début de la religion Shintô, douze siècles avant l'introduction de Bouddhisme, et celles, plus récentes, datant du Moyen Age Japonais. Ces dernières sont inspirées de poèmes épiques et de hauts faits d'armes célèbres ainsi que par les aventures de moines Bouddistes ou de personnes occupant un rang élevé dans la cour Impériale. Un nombre important d'écrits consignent leurs actions dans le moindre détail.

Au milieu du XXe siècle les conteurs vont de ville en ville racontant ces contes en s'accompagnant d'illustrations appelées kamishibai.

Les contes du folklore japonais sont divisés en plusieurs catégories : mukashibanashi (昔話, contes très anciens), namidabanashi (涙話, contes tristes), obakebanashi (お化け話, contes de fantômes), ongaeshibanashi (恩返し話, contes sur les récompenses en remerciement d'une faveur), tonchibanashi (頓知話 ou 頓智話, contes spirituels, pleins d'esprit), waraibanashi (笑い話, contes humoristiques), et yokubaribanashi (欲張り話, contes de cupidité).

Légendes shintos

* La création du monde et du Japon -> voir la mythologie japonaise dans "religion"
* La descente aux Enfers -> voir la mythologie japonaise dans "religion"
* Iwayado, la retraite du Soleil -> voir la mythologie japonaise dans "religion"
* Susanoo et le dragon à huit têtes -> voir la mythologie japonaise dans "religion"
* Urashima Tarō, le pêcheur qui sauve la vie d'une tortue et visite le fond de la mer;
* Le dragon d'Enoshima

Histoire Urashima Tarō

Urashima Tarō est un pêcheur qui sauva une tortue qui se faisait malmener par des enfants. Le lendemain, une gigantesque tortue vint à sa rencontre : la tortue qu'il avait sauvée était la fille du roi de l'océan, qui voulait le voir pour le récompenser. Il fut récompensé par un séjour à Ryūgū-jō, le palais sous-marin de Ryūjin. La tortue sauvée s'était transformée en jolie princesse, et il passa un long moment à ses côtés mais commença à souffrir du mal du pays. Elle l'autorisa alors à retourner chez lui et lui offrit un coffret incrusté de joyaux en lui disant de ne pas l'ouvrir. De retour chez lui, Urashima découvrit que plus de trois-cents ans s'était écoulés depuis son départ et que plus personne ne se souvenait de lui ou de ses contemporains. Dépressif, il retourna sur la plage où il se souvint du coffret qui lui avait été offert avant son départ. Il l'ouvrit, libérant un nuage de fumée noire ; se mit à vieillir soudainement, et mourut : le coffret contenait son âge réel.

Hisoire Le dragon d'Enoshima

Il y a une quinzaine de siècles, au fond de la mer, près des côtes du Japon se trouve une grotte habitée par un dragon. Le plus terrible des dragons avec une gueule énorme aux dents acérées dont il se sert pour saisir les petits enfants qui se baignent ou jouent près de l'eau. Il court ou nage vers eux, s'en empare et les croque. Que de larmes versées à cause de lui ; que de crainte chez les enfants qui n'ont pas été victimes du monstre.

La déesse Benten veut mettre fin à ces souffrances. Elle veut que chacun soit heureux. Y compris le dragon car, « s'il est méchant », pense-t-elle, « c'est parce qu'il n'est pas heureux. »

Elle se dirige vers la grotte. Parvenue à sa hauteur, elle se penche et, par sa volonté le sol se soulève, la grotte du dragon émerge au-dessus de la surface des océans, la terre s'étend et se couvre de forêts. L'île d’Enoshima est née.

Le dragon, stupéfait devant un tel spectacle, voit la déesse descendre du Ciel et s'avancer vers lui avec un sourire enjoleur. Elle lui adresse la parole en ces termes :

« Vous vivez en solitaire dans votre grotte. Ne vous y ennuyez-vous point ? Aucun être ne peut vivre sans affection. Voulez-vous que nous nous mariions ? Nous serons heureux ensemble, nous aurons des enfants que vous aimerez, j'en suis sûre. Alors… alors vous cesserez de manger les enfants des autres… »

Le dragon consentit et le calme revint sur les côtes proches d'Enoshima.

Depuis, les pieux Japonais ne cessent de rendre hommage à Benten, la divinité bienfaitrice, dispensatrice de joies.


Légende confucéenne

* Komatzu Seichi, un modèle de piété filiale.

Histoire:
Depuis qu'il est tout petit et en âge de raisonner, Komatzu Seichi a pour ses parents une affection, un respect et une reconnaissance sans bornes. En grandissant, il se rend mieux compte de tout ce que ses parents ont fait pour lui, des sacrifices qu'ils se sont imposés pour qu'il devienne un homme reconnu et admiré.

Les parents de Komatzu vieillissent. Voici qu'ils fêtent leurs cent ans. Il leur est pénible de constater qu'au fur et à mesure que le temps passe, chacun d'entre eux se ride de plus en plus, leur vue baisse, leur ouïe s'en va. Un jour ils découvrent avec horreur que la mémoire leur fait défaut et qu'ils sombrent peu à peu dans la folie.

Komatsu a, durant sa vie, toujours essayé d'apaiser les moindres souffrances de ses parents. Mais comment faire pour détruire en eux la douleur de vieillir ?

Un jour il pense avoir trouvé. Il achète des jouets pour enfants : un tambour, un lapin en carton pâte, etc. Il achète également un kimono rose[1]. Il fait ensuite dresser devant la maison familiale un mât de bambou portant, attaché à son sommet, un de ces poissons multicolore que le vent agite[2]. Les parents de Komatsu sont étonnés de voir se dresser le mât mais le sont bien plus encore lorsqu'ils voient leur fils, déjà âgé, vêtu d'un kimono rose, analogue à celui que portent les enfants, se traîner sur le sol comme s'il ne pouvait pas encore marcher, agiter ses lèvres comme un bébé qui balbutie, jouer avec un tambour et un lapin en carton.

Komatsu a tout simplement voulu suggérer à ses parents l'illusion bienfaisante qu'ayant un enfant si jeune, ils ne pouvaient pas être très vieux.

Cette ingénieuse invention, d'une imaginative tendresse, l'a fait considérer comme un modèle de piété filiale.


Contes boudhiques

* Les arbres nains
* Les six Jizo
* Le spectre du bonze
* Le saule du samouraï aussi connu sous le nom de Saule de Kyoto car on dit que le conte se déroule dans cette ville.

Histoire: les arbres nains
Tomonari et sa femme ont pour toute richesse trois arbres nains : un thuya âgé de cent ans, un pin âgé de cent vingt ans et un érable âgé de deux cents ans.

Tous deux prodiguent à ces plantes les soins les plus attentifs. Très pauvres, manquant du nécessaire, ils n'auraient jamais songé à vendre ces arbres nains dont ils auraient cependant pu tirer un bon prix.

Un jour, alors qu'ils sont dans la pire des misères. On frappe à la porte. Ils ouvrent et voient devant eux un moine mendiant qui leur demande un repas et l'hospitalité pour quelques heures. Dehors il fait froid, il neige et il vente.

- « C'est impossible, répond Tomonari. Nous sommes si pauvres que nous n'avons rien à manger. Quant à se chauffer, c'est hors de question. »

- « Je vous demandais l'hospitalité au nom de Bouddha, notre maître? Puisque vous ne pouvez pas m'accueillir... »
Le moine salue et s'en va sous la neige, pieds nus, chaussé de ses seules getas.

Les deux époux se regardent tristes et humiliés. Prise de remords, la femme lui dit: « Va chercher le prêtre. Nous partagerons ce qu'il y a... »

Le mari enfile à son tour ses getas et se lance à la poursuite du prêtre. Il n'a pas loin à aller. Le malheureux, épuisé, s'est laissé tomber sur la neige. Il le ramène chez lui et lui sert la galette de millet sèche qu'ils ont mise de côté pour le repas du lendemain. Le prêtre se jette sur cette maigre nourriture avec avidité.

Voyant que leur hôte grelote de froid, Tomonari s'adresse à sa femme:

- « Il faudrait réchauffer ce malheureux »

Oui, mais avec quoi. Les deux époux se regardent avec angoisse. À moins que...Il faut brûler les arbres-nains. Avec des larmes dans les yeux, sa femme se saisit du thuya centenaire, le met en pièces et allume un feu. Le végétal a tôt fait de se consumer. Il faut maintenant alimenter la flamme avec le pin; puis c'est au tour de l'érable.

Tomonari et sa femme n'ont plus rien. Ils ont tout donné; même ce qu'ils ont de plus cher. Ils peuvent être fiers. En se délivrant de tout attachement égoïste, ils se sont rapproché du Nirvâna. Le Bouddha doit être content d'eux.


Histoire: les six jizo
Matsuda est un homme très pieux et très myope.

Il adore Amida, le Bouddha céleste. Il éprouve une respectueuse admiration pour la déesse Kwannon, très belle et très bonne. Mais c'est Jizô que Matsuda vénère le plus.

Jizô est l'ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, il les berce lorsqu'ils pleurent et que le parents sont absents. Il est le compagnon de jeux des enfants morts.

Voulant honorer Jizô, Matsuda en commande six exemplaires en pierre au marchand de statues Takezawa. Celui-ci lui promet de faire diligence et de surveiller lui-même la taille des sculptures. Elles seront livrées dans deux mois.

Lorsque le jour arrive, Matsuda se rend chez Takezawa et demande à voir les statues avant de les faires installer chez lui. Malheureusement, un retard de livraison imprévu fait que le marchand ne possède pas encore les objets. Ce dernier hésite à confier la vérité à Matsuda. Il demande à un ami et deux aides de son magasin de jouer le rôle des statues. Il les maquille, leur met des vêtements adéquats et leur demande de rester parfaitement immobiles le temps de la visite.

Il fait entrer le commanditaire dans une première pièce et lui présente trois des statues. Puis, il conduit Matsuda vers une seconde pièce. Pendant ce temps, les trois compères se déplacent dans l'autre salle. La myopie dont souffre Matsuda fait que ce dernier ne voit pas le subterfuge. Néanmoins il demande à juger de l'effet produit par les six Jizô réunis. Très ennuyé, le marchand explique qu'il n'a pas d'endroit assez vaste pour présenter les six statues ensemble mais qu'il se fera un plaisir de lui faire revisiter la première salle. A ces mots, les faux Jizô se dépêchent pour rejoindre le lieu de la première exposition.

Matsuda, entendant du bruit derrière lui, se retourne et voit les trois Jizô courir vers l'autre pièce. Il revient sur ses pas pour se trouver face à l'un d'entre eux. Ce n'est plus une statue mais un Jizô bien réel.

Matsuda comprend alors la supercherie du marchand qui a abusé de sa myopie et de sa piété. Il est prêt à rentrer en colère mais pardonne tout de même à Takezawa car il se souvient de la parole de Bouddha: « Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle? ».

histoire: spectre du bonze

Le récit commence près de la ville de Nagoya. Dans le fond d'une auberge, dans le coin le plus reculé, un moine mange son frugal repas. Il a pour habitude de s'arrêter en cet endoit pour se reposer quelque peu et dormir avant de reprendre sa route vers Kyôto.

Près de lui un rônin attend son dîner. Ce dernier adresse la parole à son voisin:

- Je me nomme Tajima Shume, je me rends à Kyôto par la route orientale de la mer[1].

- Moi aussi répond le prêtre.

- Pourquoi, au lieu d'aller chacun de notre côté, ne ferions nous pas route ensemble?

Bonze et rônin décident donc de faire en compagnie l'un de l'autre les cinquante trois étapes qui les séparent de Kyôto[2]. Ils portent pour tout bagage un petit baluchon appartenant au bonze et deux épées, seule richesse du rônin.

Chemin faisant, le prêtre, dont Tajima Shume a su conquérir la confiance, fait part à ce dernier qu'il transporte deux cents onces d'argent dans son baluchon. Cette somme est le fruit de plusieurs années de mendicité. Il les a mis de côté pour élever une statue de Bouddha en signe de reconnaissance.

Tajima Shume pense qu'il n'a jamais possédé une telle somme alors qu'il a si souvent risqué sa vie pour son daimyô. « Je suis maintenant dans la misère; je suis vieux et vais avoir quarante ans[3]. Cette somme m'arrangerait bien et me permettrait d'envisager l'avenir avec sérénité ».

La cupidité commence à troubler l'esprit de Tajima Shume. Un moment, il pense s'approprier le bien du prêtre mais chasse vite cette idée de ses pensées.

Les compagnons arrivent à Kuana. C'est là qu'il faut prendre un bateau à voile pour traverser le bras de mer jusqu'à l'autre rive et poursuivre la route qui mène à Kyôto. Pendant la traversée, le rônin, montre un poisson au bonze. Celui-ci se penche. Mû par la jalousie, le rônin le pousse à l'eau. Après s'être débattu quelques instants, le prêtre disparaît. Tajima Shume fond en larmes et pleure celui qu'il dit être de sa famille. Afin d'éviter des complications, tous les passagers du voilier décident de ne pas relater l'accident aux autorités. Shume fera une déclaration en arrivant à Kyoto.

Parvenu dans la ville avec son butin, il range ses armes au fond d'un coffre. Il décide d'ouvrir un commerce et de s'appeler désormais Tokubei, négociant en riz.

Les affaires prospérant, il devient riche et s'abîme dans le travail pour faire taire le remords qui le ronge.

Trois ans se sont écoulés. Tokubei ne réussit pas à calmer sa conscience. Elle lui rappelle sans arrêt qu'il doit sa fortune à un meurtre et qu'il aurait dû vaincre la tentation.

Tokubei rêve qu'il se promène dans son jardin. Ses yeux fixent un pin. Il a l'impression d'y voir, caché parmi les branches, une silhouette humaine décharnée, au crâne rasé, aux joues creuses, au visage ridé. Mais oui; pas de doute possible; il reconnaît le bonze. Le guerrier, intrépide, se saist de son épée et traverse l'apparition de part en part. Mais le corps se reforme et commence à envelopper son adversaire. D'un coup d'épée, Tokubei tranche la tête du moine. Celle-ci vient se replacer d'elle-même sur le corps. Le combat dure toute la nuit et ne cesse qu'au petit matin. Le lendemain et le surlendemain, le même rêve se reproduit laissant Tokubei épuisé. Il ordonne d'abattre l'arbre d'où sort le prêtre. Peine perdue, le saint homme apparaît depuis un autre arbre. Tokubei tombe malade. « Le bonze se venge » pense-t-il. Les médecins révèlent leur impuissance face à ce mal étrange dont est victime le marchand.

Dans ce même quartier habite un moine qui vit dans le dénuement. Il a la réputation d'être sage et bon. La maladie de Tokubei parvient à ses oreilles. Alors, il décide d'aller trouver le riche commerçant. À cette vision, une crise d'une grande violence saisit Tokubei. Le moine s'approche et lui dit: « Oui c'est moi, le bonze que vous avez jeté à la mer, près de Kuana, voici trois ans. Dans mon enfance, j'ai appris à nager. Ce jour là, cela m'a sauvé la vie ». Le prêtre a cherché à récupérer son bien mais n'a jamais pu trouver celui qui s'est présenté sous le nom de Tajima Shume. Il s'est remis à mendier. Il a construit la statue du Bouddha. « Lorsque j'ai entendu parler de votre mal, poursuit-il, j'en ai deviné la cause. Vous avez commis un crime abominable mais Bouddha nous dit de ne pas répondre à la haine par de la haine sinon comment cette dernière s'arrêtera-t-elle? Je vous pardonne ».

Tokubei n'ose pas regarder sa victime qui lui sourit pourtant avec bonté. Il a honte: « Laissez-moi vous manifester mon repentir en vous rendant le double de la somme que je vous ai volée. Vous distribuerez cette aumône aux pauvres ».

C'est ainsi que le marchand Tokubei a retrouvé la santé avec la paix de l'âme. Nul ne se montre plus généreux que lui. Il mène, en vieillissant, une existence vertueuse et heureuse.

La morale de cette histoire: « Qui porte un joyau dans son sein porte du poison ».


Histoire: Saule du samurai
Le samouraï Matsudeira possède, dans son jardin, un saule pleureur magnifique aux feuilles argentées, .

Voici qu'un jour, sans aucune raison apparente, sa femme tombe gravement malade et meurt. Peu de temps après, son fils se casse la jambe. Matsudeira se demande si le saule n'est pas à l'origine de ces accidents. Plutôt que de l'abattre, il le propose à son voisin, Inabata, qui accepte immédiatement.

Un matin, ce dernier a la surprise de voir une femme d'une merveilleuse beauté appuyée contre le tronc du saule.

Inabata est veuf et sans enfant. Il propose à la ravissante créature de le suivre en sa modeste demeure. Quelques temps après, conquis, il lui demande sa main. L'année suivante naît un délicieux petit garçon qu'on nomme Yanagi, le saule.
La famille vit dans le bonheur pendant cinq ans.

Voici qu'un des piliers soutenant le temple de Sanjusangendo s'effondre. Le daimyo consulte les prêtres. Ces derniers lui expliquent qu'il faudrait faire la réparation à l'aide du tronc provenant d'un saule. Il faut un grand et large saule pour tenir le temple. On lui signale que dans le jardin de son vassal Inabata, pousse un tel arbre. Il décide d'abattre le végétal et de le faire transporter au temple.

En apprenant cela, Inabata va trouver sa femme pour lui raconter son souci. Alors celle-ci lui dit: "J'ai un aveu à vous faire mon cher ami. Vous ne m'avez jamais demandé comment je suis venue à vous...Je suis l'âme du saule. Quand vous m'avez accueillie chez vous, j'ai ressenti une immense gratitude envers vous. Nous nous sommes mariés. Nous avons eu un enfant. Maintenant je sais qu'il me faut mourir car vous ne pouvez pas désobéir à votre Seigneur...Adieu". La femme avance vers l'arbre et disparait dans le feuillage.

Les bûcherons arrivent; abattent l'arbre sans prêter attention aux supplications du malheureux Inabata. Maintenant, le saule gît sur le sol. Il ne reste plus qu'à le transporter. On tente de le soulever sans succès. L'arbre résiste comme soudé au sol. Les bûcherons vont chercher du renfort; rien à faire,. L'arbre ne bouge pas. Trois cents hommes sont appelés à la rescousse. Le saule ne bouge toujours pas d'un centimètre.

Alors le petit Yanagi s'approche à son tour du saule, en caresse les feuilles argentées et lui murmure simplement: "Viens". Il saisit une branche. Tiré par la main minuscule, l'arbre cède à la douce prière et suit l'enfant jusqu'à la cour du temple.


Contes et légendes du Moyen Âge [modifier]

* Le sacrifice de Nakamitsu
* Les deux daîmyôs et leur serviteur
* La mouche d'Himeji ou Le fantôme d'O Kiku et les neuf assiettes (Banchō Sarayashiki)
* Le remords de Kumagaï
* Watanabe et la sorcière
* La méduse et le singe
* L'Holothurie



histoire: sacrifice de nakamitsu
Minamoto ne décolère pas. Son fils, Tsunemoto, qu'il a envoyé étudier au couvent bouddhique sous la surveillance de son précepteur Nakamitsu n'a pas daigné apprendre les saintes écritures bouddhiques comme il lui en a donné l'ordre.

Convoqué par Minamoto, le jeune prince arrive accompagné de Nakamitsu et le fils de ce dernier, Takamitsu. Devant un manquement évident à un ordre donné, Minamoto condamne son fils à mort. Horrifié, Nakamitsu tente de faire revenir le daimyo sur sa décision. "Puisque tu te rebelles contre une décision que j'estime juste, dit le père, je te punis: tu seras chargé de l'exécution. Retirez-vous tous les trois".

Dans l'appartement de Tsunemoto, Nakamitsu se lamente. Takamitsu lui propose alors d'échanger sa vie contre celle de Tsunemoto. C'est lui, Takamitsu, qui sera exécuté par son propre père. Nakamitsu réfléchit puis accepte la proposition de son fils.

Dans l'après-midi de ce jour, Nakamitsu tranche la tête de son fils et l'envoie au daimyo Minamoto. Ce dernier, sachant que justice est faite, s'abstient de contempler le macabre envoi. Tsunemoto retourne au couvent bouddhique résolu à faire les études que lui impose son père.

Plusieurs jours ont passé...Un moine est venu exprès trouver Minamoto pour lui faire part de l'héroïque sacrifice proposé par le fils de Nakamitsu et accepté par le père. Au nom de ce sacrifice, il implore le pardon pour Tsunemeto qui, depuis son retour au couvent, étudie les Écritures bouddhiques.

Le daimyo accorde son pardon à Nakamitsu qui a désobéi en n'exécutant pas sa volonté et à Tsunemoto à condition que désormais il pratique et comprenne mieux la vertu d'obéissance.

Néanmoins Nakamitsu est triste. Très triste. Non pas parce qu'il a perdu son fils mais à la pensée que celui-ci ne pourra plus rendre service au jeune prince.


histoire: Deux daimyos et leur serviteur
Trois hommes cheminent sur la route qui mène à Kyôto. L'un est grand et maigre, l'autre est petit et gros. Ce sont tous deux des daimyos. Ils sont accompagnés par leur serviteur qui n'est ni gros ni maigre, ni petit ni grand. Le serviteur porte les longues épées des deux daimyos. Le pauvre paraît bien embarrassé par ces deux armes plutôt encombrantes. Les daimyos se moquent de lui et de son embarras : « Il n'est vraiment pas un homme d'armes » constatent-ils en se moquant de lui. Le serviteur ne répond pas. Peu de temps apès un des deux daimyos persifle à nouveau. Le serviteur ne répond toujours pas mais il tire une des longues épées du fourreau :

- « Donnez-moi la petite épée que vous portez à la ceinture ou je vous tue. » dit-il en s'adressant au plus petit des deux daimyos. Joignant le geste à la parole, le serviteur approche la longue lame de la gorge de son maître qui lui tend l'objet.

Se tournant vers le grand daimyo:

- « Tendez-moi la petite épée que vous portez à la ceinture ou je vous tue. » Le second daimyo tend sa petite épée à son tour au serviteur.

- « Donnez moi chacun votre manteau si vous voulez avoir la vie sauve ». Les daimyos s'exécutent et les trois hommes reprennent leur chemin en direction de Kyôto....

Tout à coup, leur serviteur leur adresse la parole :

- « Je m'ennuie. Amusez-moi... Battez vous à la façon des coqs ». Toujours sous la menace de l'épée, les maîtres s'exécutent, prennent la position caractéristique des volatiles au combat et se jettent l'un sur l'autre en faisant mine de se donner des coups de bec.

- « Battez-vous à la façon des chiens ». Les deux daimyos se mettent à quatre pattes, grondent et aboient en faisant mine de se mordre.

-« Bien. Maintenant faites les Darumas »[1]

- « C'est impossible disent les seigneurs. Nos jambes nous en empêchent. » Toujours sous la menace, ils s'accroupissent néanmoins et tentent de faire ce que leur demande leur serviteur. Ils réussisent tant bien que mal à faire disparaître leurs jambes et se balancent l'un vers l'autre.

Le serviteur éclate de rire :

- « Je me suis bien amusé. Il ne me reste plus qu'à vous dire adieu ». Faisant virer sa monture, il part avec les deux longues épées, les deux petites épées et les deux manteaux ; gardant le souvenir d'une piquante moquerie.

Les deux daimyos cheminent sur la route de Kyôto sans leurs armes et sans leurs manteaux mais surtout humiliés d'avoir été bernés par un serviteur peu scrupuleux.

La morale de cette légende ? « Rira bien qui rira le dernier »


histoire: la mouche d'himeji
Himeji est une ville Japonaise proche de la Mer Intérieure. Elle est célèbre pour son château.

La châtelaine qui l'habite a reçu de l'Empereur dix superbes plats d'or pur en cadeau. cherchant à qui elle pourrait confier l'entretien de cette merveille, elle pense à O Kiku dont le nom veut dire Honorable Chrysanthème. O Kiku est issue d'une excellente famille tombée dans la misère. Elle s'est placée chez de son seigneur pour subvenir aux besoins des siens.

Chaque matin et chaque soir, fière de l'honneur que ses maîtres lui accorde, elle compte les plats qui lui ont été confiés et qu'elle nettoie deux fois par jour afin qu'aucune tache ne vienne en ternir l'éclat.

Un jour, comptant ses plats, elle n'en trouve plus que neuf. O Kiku sanglotte, compte et recompte: il ne reste plus que neuf plats.

Couverte de honte, telle un guerrier Japonais déshonoré, elle pense à trouver refuge dans la mort. Elle sort en toute hâte du palais, court jusqu'à un vieux puits. Un corps tombe. O Kiku a cessé de vivre.

Depuis, quand se taisent les bruits du jour, on peut entendre monter du fond du puits un murmure étouffé: Ichi-mai (un plat), Ni-mai (deux plats), San-mai (trois plats)...Ku-mai (neuf plats). Jamais elle ne dépasse le nombre neuf. Tout de suite après ce décompte viennent des sanglots étouffés...

Un jour, l'âme d'O Kiku abandonne le puits. Elle est passée dans le corps d'une mouche. Une mouche que l'on ne rencontre qu'aux environs d'Himeji: O kiku mushi, la mouche d'O Kiku. L'insecte ressemble à un fantôme aux cheveux épars. Dans le bourdonnement de son vol, on peut clairement entendre: Ichi-mai, Ni-mai, San-mai...Ku-mai. Jamais la voix ne va au-delà de Ku-mai.

L'âme ne meurt jamais. Elle habite simplement ailleurs.


histoire: remords de kumagai
À la fin de la bataille d'Ichi-no-tani, Kumagai se trouve face à un guerrier particulier: très jeune, noble au port altier, il porte, outre ses armes, une flûte en bambou dont il sait admirablement bien jouer. Avant d'aller au combat, il a composé quelques vers pour dire adieu à la vie et les porte sur lui.

Kumagai provoque cet adversaire en combat singulier. Le jeune homme relève le défi. Les deux protagonistes se jettent l'un sur l'autre. Rapidement, le jeune garçon ne fait pas le poids face à un adversaire mieux entraîné. Le vieux guerrier prend le dessus, immobilise son adversaire et sort son poignard pour l'égorger. Il lui soulève le casque et se sent envahi d'une émotion étrange face à cet adolescent. En l'interrogeant, il apprend qu'il est Atsumori, le fils de Tsunemori, le conseiller maître des bâtiments impériaux, et qu'il a seize ans.

Kumagai éprouve de la sympathie pour ce jeune homme qui lui rappelle son propre fils et hésite à l'achever mais comment faire autrement? C'est la guerre. Les dents serrées, fermant les yeux, il tranche la tête de l'adolescent.

Après le combat, Kumagai fait envoyer aux parents les restes de leur fils, sa flûte et le poème trouvé sur son cadavre.

Kugamai est très triste d'avoir ôté la vie du jeune guerrier. Un cruel remords l'étreint. Sans cesse il revoit le visage d'Atsumori. Il croit voir ses mains pleines de son sang.

Alors il fait le vœu de ne jamais plus tuer. De ne plus porter les armes.

Il se retire au temple de Kurodani près de Kyoto où il priera pour sa victime en méditant la parole de Bouddha: « Un homme n'est pas noble parce qu'il fait souffrir les créatures vivantes. Celui-là seul est noble qui les prend en pitié ».


histoire watanabe et la sorciere de kyoto
A la porte Nord de Kyoto réside une vieille sorcière. La plus abominable des sorcières. Il n’est pas de jour où elle n’assassine un passant.

Les commerçant du quartier se sont réunis pour envisager comment ils pourront se débarrasser d’elle mais personne n’ose l’affronter. Personne sauf Watanabe no tsuna, un guerrier connu pour son courage et son audace.

Le lendemain, Watanabe se dirige vers la résidence de la sorcière. Il est armé de son sabre et porte une armure d’acier. La sorcière se réjouit déjà: elle comptera bientôt une victime supplémentaire à son actif…

A peine Watanabe l’a-t-il aperçue, qu’il se jette sur elle avec impétuosité et lui tranche l’avant bras droit. L’horrible femme rentre rapidement chez elle.

Watanabe offre le sabre à son Daimyo et enveloppe l’avant bras dans un linge pour le rapporter chez lui comme trophée. En arrivant il est assailli de toutes part. Chacun veut voir à quoi ressemble un avant-bras de sorcière. Mais Watanabe a promis de ne pas l’exhiber. Il refuse poliment aux uns comme aux autres et porte l’objet dans sa chambre.

Survient une vieille femme que le jeune guerrier reconnaît comme sa tante. Celle qui l’a élevé jadis. Elle est enveloppée dans un manteau qu’elle retient fermé de sa main gauche. Elle demande à son tour à voir l’objet. Peut-on refuser à celle qui vous a élevé ? Watanabe va chercher le membre et le présente à sa tante qui s’en saisit de la main gauche.. Elle semble étrangement émue mais sa voix ne paraît plus tout à fait identique au combattant. Quelque chose a changé. Peu à peu, le visage se transforme. Les traits deviennent ridés et grossiers. L’expression en est haineuse. Un œil se ferme. L'autre se poirte en arrière. Watanabe découvre avec stupeur qu’il a devant lui la sorcière et non plus sa tante bien-aimée.

L'intrépide jeune homme décide d'en finir. Il court chercher une arme. Lorsqu’il revient, il voit au loin une forme qui s’élève dans les airs tenant contre elle son avant bras droit maculé de sang.


histoire: meduse et le singe
En des temps très anciens, la méduse était un poisson comme les autres doté d'un squelette, de nageoires et d'une queue.

Un jour, le Roi des mers la chargea de lui rapporter un singe vivant dont le foie frais servirait à guérir la Reine mourante.

Il fallait user de savants stratagèmes pour convaincre le singe de se rendre au Royaume des mers et la pauvre méduse était sincère et stupide.

Elle alla donc trouver le singe et le pria de venir avec elle au fond des océans. Chemin faisant, elle lui avoua qu'on lui retirerait son foie destiné à opérer une guérison miraculeuse.

En entendant cela, le singe bondit sur un arbre et, de branche en branche retourna chez lui.

Le Roi des mers, furieux, roua la méduse de coups jusqu'à ce qu'elle ne fut plus qu'une masse gélatineuse informe et molle comme on la connaît aujourd'hui.


histoire: holothurie
Autrefois, l'holothurie n'avait pas la bouche fendue.

Un jour, Uzume, accompagnant le Fils des Dieux demande à tous les poissons de jurer fidélité, obéissance et dévouement à ce dernier.

Tous obtempérent sauf l'holothurie.

Saisissant son poignard, Uzume fend cette bouche qui a eu le tort de rester close.


Contes et légendes des temps modernes

* Le chat-vampire
* Le Rônin Hara et sa mère
* Le marchand Rihei
* La reconnaissance du renard
* Le Miroir
* Une invention d'ivrogne
* La Fontaine de jouvence


histoire: chat-vampire
O Toyo est la plus ravissante femme qui soit de tout l'Empire et est la favorite du prince Nabeshima de Hizen. Le sommeil d'O Toyo est régulièrement troublé par le rêve d'un gros chat qui l'épie. Une nuit, alors qu'elle se réveille en sursaut, elle voit deux yeux phosphorescents qui l'observent. Terrifiée, elle ne peut pas proférer une parole ni appeler de l'aide. Un énorme chat noir lui saute à la gorge et l'étrangle. Il traîne le cadavre de la favorite jusqu'au jardin et l'enterre. Puis, revenant dans la chambre, il prend l'aspect physique de celle qu'il vient de tuer.

Nabeshima lui-même ne s'aperçoit pas de la métamorphose tant la nouvelle O Toyo ressemble à l'ancienne. Tandis qu'il continue à fréquenter la fausse O Toyo, le prince tombe malade : son visage est livide, il ressent perpétuellement une immense fatigue. Son corps ne porte aucune blessure. Les médecins, appelés à son chevet, parlent de « langueur » sans pouvoir émettre de diagnostic plus précis. Le mal s'aggrave : le prince fait des cauchemars affreux dont il ne se souvient pas le lendemain. Sa raison vacille. La princesse, sa femme, décide de le faire veiller par des hommes en armes.

Chaque nuit, tous les hommes postés pour la garde s'endorment en même temps. Le jeune soldat Itô Sôda se présente et demande timidement la permission de veiller sur le prince qu'il tient en grande estime. La nuit suivante, Itô Sôda figure parmi les gardes chargés de protéger le prince en entourant sa couche. Il voit ses camarades céder au sommeil l'un après l'autre et lui-même a les paupières lourdes. Il s'entaille le genou de son poignard afin que la douleur le tienne éveillé. Chaque fois qu'il s'engourdit, il remue le couteau dans la plaie et réussit à garder les yeux ouverts.

Tout à coup, les portes de la chambre ou repose le prince glissent silencieusement. Une femme d'une grande beauté entre dans la pièce ; le vaillant jeune homme reconnait O Toyo. Avec la souplesse fluide d'un félin, elle se glisse entre les gardes et s'approche du prince endormi. Itô Sôda se dresse et s'interpose entre la femme et le prince. Il en est de même chaque fois que la dame veut trop s'approcher de la couche où repose Nabeshima. A l'aube, la femme disparaît.

Le soldat fait son rapport : il est chaleureusement félicité, d'autant plus que pour la première fois depuis longtemps, le prince se sent reposé. La nuit suivante, Itô Sôda est encore de garde. Le manège se répète mais il empêche toujours la magnifique femme de s'approcher du prince. Les nuits suivantes, elle ne revient plus. Les gardes restent éveillés. Le prince reprend des forces. Tout le palais est en fête.

Itô Sôda estime qu'il n'a pas fini sa tâche. Il fait annoncer à O Toyo qu'il lui apporte un message du prince et tandis qu'elle ouvre la missive, le guerrier tire son sabre et lui tranche la tête. Sur le sol gît non pas le cadavre d'une jeune femme mais, la tête coupée, un gros chat noir. Le chat-vampire qui, nuit après nuit, venait boire le sang du prince. Une autre version de la légende explique que le chat réussit à s'échapper dans les montagnes, et qu'il fut abattu lors d'une battue organisée par le prince guéri.


histoire: hara et sa mere
Après le seppuku de son chef Asano no kami, seigneur d' Ako, condamné pour avoir tenté de tuer dans le propre palais du shogun, le seigneur Kira Yoshinaka, chambelland honoraire du shôgun, qui l'a insulté[1], Hara est devenu un rônin. Quarante sept rōnins, dont Hara, ont décidé de se venger et de tuer Kira. Le chef de la conspiration lui a ordonné de prendre le chemin de Yedo. Il aimerait bien s'arrêter sur le chemin afin de rendre visite à sa vieille mère.

En arrivant, Hara trouve celle-ci sur le pas de sa porte. Il a hâte d'embrasser sa femme et son fils Fusabo qui a sûrement grandi depuis son départ il y a deux ans déjà. Pendant que sa femme est partie se maquiller et revêtir son kimono en soie, Hara ne se lasse pas d'admirer son fils.

Le frère de Hara vient à son tour saluer le rōnin. C'est au cours du repas que le guerrier apprend à sa famille qu'il n'est que de passage et doit repartir dès le lendemain matin pour Yedo où il pense avoir retrouvé un travail de samouraï. Il reviendra les chercher au printemps pour les garder auprès de lui: « en attendant, vous, mon frère, et vous, ma tendre épouse, prenez bien soin de notre mère en attendant mon retour ». Le frère et la femme s'inclinent en signe d'acquiescement.

La mère n'est pas dupe quant à la raison que lui a donnée son fils concernant son voyage à Yedo. Elle n'en laisse rien paraître et lui prépare une boîte contenant des gâteaux et divers mets dont elle sait qu'il est friand.

Hara est honteux. Il a menti au sujet de la raison véritable pour laquelle il se rend à Yedo. Alors, il s'agenouille devant sa mère et lui demande pardon. Il part, en réalité, pour venger son honoré seigneur: « Il me sera impossible de vous revoir un jour » lui dit-il, « Je sais le tourment que je vous cause mais je dois accomplir mon devoir de vassal ». Sa mère l'écoute les yeux brillants de larmes: « Je n'ai pas été dupe un seul instant. Je suis fière de vous, mon fils, fière de votre courage. Que mon sort ne soit pas un obstacle pour vous. Votre femme et votre frère veilleront sur moi. Allons nous coucher maintenant. Il se fait tard et vous avez une longue route devant vous ».

Au petit matin, Hara veut revoir une dernière fois celle qui l'a mis au monde. Il va écouter à la porte de sa chambre. Il n'entend aucun bruit. Il décide de patienter encore un peu...Les heures passent...N'y tenant plus, Hara pénètre dans la chambre de sa mère. La veille dame est morte. Une tâche de sang macule la natte sur laquelle elle s'est couchée la veille. A côté du corps, une lettre qu'il saisit avec respect: elle n'a pas voulu que son fils s'inquiète de son avenir: « Je mets fin à ma vie avec joie pour vous délivrer de toute anxiété et vous permettre de mourir en vaillant samouraï. Je vous précède, mon fils, au pays où tout le monde va un jour. Un dernier adieu à vous tous ». Votre mère.


histoire: rihei le marchand
Rihei est un marchand comblé. Il vit dans une belle maison, enveloppé dans les plus beaux kimonos de pure soie et auprès d'une femme ravissante. Seulement voilà, il n'est pas un fier samouraï. Rihei rougit d'appartenir à une profession qui a trait à l'argent.

Au cours de l'année 1701, Rihei apprend qu' Asano no kami, seigneur d' Ako, a été contraint de faire seppuku après avoir tenté de tuer le monstrueux Kira Yoshinaka, chambellan honoraire du shôgun, qui l'a insulté[1]. Fait aggravant, il a commis l'attentat dans le propre palais de ce dernier.

Rihei est très affecté. Il connaît bien les seigneurs d'Ako qui ont toujours été ses protecteurs. Il se dirige vers le château pour proposer ses services à Oishi Kura no sake, chef des vassaux. Ce dernier lui demande d'aider ceux d'entre eux qui sont décidés à venger leur chef. Il doit cependant savoir qu'il est le seul au courant du complot. « Nous avons besoin d'armes: arcs, flèches, hallebardes ainsi que d'armures et d'échelles de corde pour franchir les murs du château » lui dit Oishi.

Afin d'être sûr du secret le plus absolu, il décide de se séparer de sa femme et, malgré les supplications de celle-ci qui ne comprend pas ce qui lui arrive, la répudie[2] tout en gardant leur fils auprès de lui. Il lui promet cependant de la reprendre au bout de cent jours.

Fier de la confiance que lui témoigne Oishi, Rihei s'occupe personnellement des achats ainsi que de l'emballage des armes. Ainsi personne n'est au courant. Enfin la dernière caisse est expédiée.

Une nuit, Rihei est réveillé en sursaut par des coups frappés à sa porte.. Sans se méfier, il va ouvrir et se trouve face à une escouade de policiers: « au nom de la loi, je vous arrête pour avoir expédié, à la demande d'Oishi Kura no suke, vassal d'Asano Takumi no kami, seigneur d'Ako, des armes destinées aux protagonistes d'un complot contre la vie de Kira Yoshinaka ». Rihei a peur. Le complot serait-il découvert? Le commerçant tente de nier. L'officier de police se tourne vers son subalterne: « apporte la caisse » dit-il. Le marchand voit arriver avec terreur la caisse qu'il a lui-même expédiée quelques temps auparavant. L'officier menace d'exécuter le fils du commerçant. Rihei affirme ne pas être au courant d'une quelconque conspiration. Même sous la torture, il ne peut rien dire puisqu'il ne sait rien. En bon commerçant, il doit simplement livrer ce qu'on lui demande. Voici qu'Oishi apparaît. D'un geste il écarte les policiers devant un Rihei de plus en plus stupéfait et explique: « Personnellement j'ai toujours eu confiance en vous mais mes 46 camarades doutaient. Alors nous avons pensé à cette mise en scène pour éprouver votre bonne foi et votre fidélité ». Sur ces mots, le rônin se retire. On entend le groupe louer l'héroïsme du commerçant.

La porte s'ouvre une nouvelle fois sur Sono, la femme de Rihei, qui revient supplier son mari de la reprendre. Son père lui a déjà trouvé un autre époux mais elle veut rester auprès le commerçant qu'elle aime et auprès de leur fils qu'elle ne peut concevoir élevé par une marâtre. Le marchand reste inflexible. Sono se retire en pleurant.

Au bout de quelques instants elle revient à nouveau les yeux remplis d'effroi: « Alors que je sortais d'ici, un homme au visage masqué s'est jeté sur moi et m'a rasé le crâne avec son sabre. Voyez par vous même... ». Rihei aime toujours sa femme et veut la prendre dans ses bras pour la consoler lorsqu'entre Oishi. Il remet au commerçant un petit paquet en remerciement pour sa loyauté. Le marchand, courroucé de ce que le rônin lui fasse un cadeau pour une chose que lui, Rihei, considère comme son devoir, jette le paquet à terre. L'enveloppe se rompt dévoilant le peigne et les cheveux de Sono. « Ainsi » dit Oishi « personne n'acceptera d'épouser votre femme. Ses cheveux mettront cent jours à repousser ».

-« Je ne sais comment vous exprimer ma reconnaissance seigneur. Vous me sauvez la vie »

-« Que nenni, Madame. Ma dette envers vous deux va plus loin que vous ne pensez...Un jour Rihei vous expliquera. Quant à vous, mon ami, sachez que vous combattrez avec nous. Notre mot d'ordre sera le nom de votre commerce: Amanoya. Quand l'un de nous criera Ama, l'autre répondra Noya; Adieu commerçant au cœur de samouraï ».


histoire: la reconnaissance du renard
Kitsune s'étant marié, sa femme met bas d'un petit renardeau.

Alors que leur rejeton batifole dans l'herbe, passent trois jeunes garçons. Dès qu'ils aperçoivent le fils de Kitsune, ils s'en emparent.

Un promeneur nommé Okyo, a vu la scène de loin. Il dit en s'approchant:

- Qu'allez vous faire de cette petite bête?

- Le vendre à qui aime la chair des jeunes renards, m'sieu.

- Voulez-vous me le vendre? Je vous en donne six cents sens.

L'affaire conclue, le promeneur rend sa liberté à l'animal sous les yeux des enfants ébahis.

- Je suis bouddhiste, rajoute le promeneur, et je pense que nous devons respecter la vie de animaux comme celle des hommes.

Okyo a tout pour être heureux mais un malheur pèse sur sa vie. Son enfant unique est atteint d'un mal mystérieux. Il dépérit à vue d'oeil, il est las et fiévreux. Divers remèdes se sont déjà montrés impuissants à le soulager. En désespoir de cause, il consulte un dernier médecin qui lui dit: « Votre enfant guérira si vous lui faites avaler un foie de jeune renard fraîchement arraché du corps ». Ne se résignant pas à tuer un pauvre animal, fut-ce un renard, Okyo fait venir un bûcheron dont il sait qu'il n'a pas les mêmes scrupules et lui propose de lui acheter le foie d'un jeune renard que le bûcheron aurait tué.

Quelques temps après, Okyo voit venir vers lui un jeune garçon portant un foie dans un pot.

Le médecin, appelé en hâte, prépare le foie et le fait avaler à l'enfant. Ce dernier guérit.

Rencontrant le bûcheron, Okyo le remercie avec gratitude. « Je ne comprends rien à ce que vous me dites, dit le bûcheron. Personne n'a tué de renard depuis au moins quinze jours. »

Le soir du même jour, Okyo est étendu sur son lit, prêt à s'endormir. Tout a coup, il voit s'approcher un magnifique renard blanc. La bête prend la parole et lui dit:

- Je m'appelle Kitsune. Je suis le père du renardeau que vous avez sauvé en l'achetant et en lui rendant sa liberté. Ma femme et moi étions désormais vos obligés mais nous ne savions point comment vous témoigner notre gratitude. Nous avons appris que votre fils était très malade et que seul le foie d'un renardeau pouvait le sauver. Depuis le jour où vous aviez racheté notre enfant, sa vie vous appartenait. Il ne nous restait plus qu'à faire notre devoir: nous avons tué notre fils et c'est moi-même qui vous ai apporté son foie sous les traits d'un messager.

Sur ces paroles le renard disparait.

Dans son jardin, Okyo fait élever un temple à la mémoire d'Inari. Chaque jour le fils d'Okyo vient brûler quelques baguettes d'encens en l'honneur du renard qui lui a sauvé la vie.

Un bienfait n'est jamais perdu dit-on.


histoire: le miroir

Kimiko est le portrait en miniature de sa mère, Hideno : le même visage allongé, le même grand front, les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux noirs brillant sous les paupières bridées, le même long cou gracile. Si ce n'étaient les vingt printemps qui séparaient les deux visages, ont les eut prises pour deux sœurs.

Kimiko adorait sa mère et tentait de lui ressembler le plus possible en tout. Elles avaient toute deux les mêmes goûts, aimaient les mêmes personnes...

Or, il arriva qu'Hideno tomba gravement malade. Elle sentait ses forces diminuer et la vie l'abandonner peu à peu. Elle devinait la tristesse déchirante qu'éprouverait sa fillette au départ de l'être qui, pour elle, était tout son univers.

Elle fit venir son enfant et lui dit "il se peut que je m'en aille pour le pays où nous devons tous aller un jour... mais ne pleure pas Kimi... Quand tu ne me verras plus à tes côtés, je serai quand même près de toi.". Prenant alors près d'elle une grande boîte en laque que son mari lui avait offerte, elle rajouta en la tendant à Kimiko: "tu n'ouvriras pas cette boîte tant que je vivrai. Quand je ne serai plus là, tu l'ouvriras seulement en d'importantes occasions; au moment d'une grande peine ou d'une très grande joie. Alors tu verras mon visage au fond de cette boîte et tu sauras que je suis toujours avec toi dans la peine comme dans le bonheur...".

Quelques temps après, Hideno mourut.

Écrasée de douleur, la pauvre fillette ouvrit la boîte et vit sa mère, sa maman chérie, qui pleurait avec elle. La peine de Kimiko en fut un peu soulagée. Désormais elle ouvrit la boîte pour confier à sa mère ses plus graves peines ou ses plus grands bonheurs. A chaque fois, sa maman s'attristait ou se réjouissait avec elle.

Un jour le temps des noces arriva pour Kimiko. Comme la maman paraissait heureuse, comme elle lui souriait tendrement au fond de la boîte en écoutant la confidence du précieux secret !

C'est en cet instant que Kimiko comprit l'illusion dont, pendant des années, elle avait été l'objet : un miroir, placé au fond de la boîte, lui renvoyait l'image de ses propres traits qu'elle prenait pour ceux de sa mère. En d'autres temps, cette découverte l'aurait atterrée. Mais maintenant, elle n'avait plus besoin du miroir pour sentir que l'âme de sa mère était toujours présente autour d'elle s'affligeant de ses peines et se réjouissant de son bonheur...


histoire: une invention d'ivrogne
Takamatsu a un grave défaut : il aime le saké. Son médecin, a prévenu sa femme : « s'il continue ainsi, ses jours sont comptés ». Heureusement, Takamatsu a une femme énergique qui applique à la lettre les directives du praticien.

Au bout de quelques temps de ce régime, Takamatsu n'en peut plus. Il se demande comment renouer avec son péché d'intempérence. Soudain, il pense avoir trouvé ! Il convoque sa femme, la remercie pour ce qu'elle a fait pour lui et lui dit :

-« A partir de ce jour, je n'aurai plus besoin d'être surveillé. Je serai volontaire et demanderai au Bouddha de m'aider à lutter contre mon vice en faisant, de temps en temps, une pieuse retraite pour méditer sur mon passé ».

Incrédule, la femme regarde son mari. Jamais il n'a été aussi raisonnable ! Jamais il n'a été aussi pieux ! Aurai-il l'intention d'aller boire en lui faisant croire qu'il se retire au temple ?

Takamatsu poursuit :

-« Pour vous rassurer, c'est ici, dans ma chambre, que je me retirerai. Je me couvrirai d'un linge et je méditerai sur les paroles de Bouddha, notre maître vénéré, qui condamne les boissons alcoolisées ».

Dès que la femme a quitté la pièce, Takamatsu appelle Manyemon, leur serviteur :

-« Écoute Manyemon, j'ai dit à ma femme que je méditerai dès cette après-midi enveloppé dans un drap. Je te demande de prendre ma place en attendant que je revienne. Ne t'inquiète pas, elle m'a affirmé qu'elle n'a pas besoin de tes services et ne t'appellera donc pas ».

Takamatsu recouvre son serviteur d'un drap immaculé, se glisse furtivement à l'extérieur de la maison et dirige ses pas vers le café tout proche. Là il boit, il boit, il boit... jusqu'à rattraper le temps perdu.

La femme de l'ivrogne a pourtant des doutes sur la subite conversion de son mari. Résolue d'avoir le cœur net, elle pénètre discrètement dans la chambre. Elle voit une forme immobile, méditant sous un drap. Elle s'approche et découvre d'un seul coup celui qu'elle pense être son mari. Stupeur ! Elle reconnaît son domestique :

-« Gredin ! Tu aides mon mari à me tromper ! ». Et, pour la première fois de sa vie, elle frappe Manyemon. « Disparais de ma vue ». Son serviteur parti, elle prend sa place sous le tissu et attend...

Takamatsu rentre ivre et joyeux. Il est content de l'idée qu'il a eue. Il regagne sa chambre pour libérer Manyemon. Pendant qu'il se dévêt pour s'installer sous l'étoffe, le drap se rabat et sa femme se redresse, raide comme la justice. Elle se saisit d'une canne et frappe, frappe, frappe encore son mari qui se réfugie dans un coin de la pièce muet de terreur, immobile sous les coups qui pleuvent et n'osant pas répondre.


histoire: la fontaine de jouvence
Il était une fois un très vieux bûcheron nommé Yoshida qui vivait auprès de sa très vieille femme, Fumi. Ils habitaient tous deux, pleinement heureux, dans l'île sacrée de Miya Jima, couverte de pins et d'érables. Un des plus beaux paysages du Japon. Nul n'avait le droit de mourir ici. Ils avaient connu de grandes joies lors de la naissance de leurs trois enfants. De gandes peines aussi. Mais la solitude et la vieillesse les avaient gagnés, ils étaient ridés et secs comme ces vieux troncs que l'on rencontre dans la forêt.

Un jour, par un clair soleil d'automne, Yoshida se dirigea vers la forêt et se promena dans ce lieu qu'il avait tant fréquenté autrefois. Il n'avait jamais prêté attention à cette fontaine. Puisant un peu de son eau limpide, il la porta à ses lèvres.

Miracle! voici que ses cheveux redevinrent noirs, que son visage perdit ses rides, que les forces passées lui revinrent. Yoshida reconnut le solide jeune homme qu'il avait été. Il avait bu, sans le savoir, l'eau de la Fontaine de Jouvence.

Il se hâta vers sa maison où l'attendait Fumi. Lorsqu'elle vit entrer ce beau jeune homme qu'elle avait connu, elle poussa un cri de surprise. Yoshida la rassura et lui expliqua son aventure. C'ét&it décidé. Elle irait aussi boire l'eau de la Fontaine de Jouvence.

Le lendemain, tôt le matin, elle se diriga vers la source. Yoshida garda la maison. Le temps passa. Yoshida commença à s'inquiéter. Au bout d'un certain temps, il partit à sa recherche. Il arriva à la source. Personne. Il s'aprêta à rentrer lorsqu'un bruit lui fit tourner la tête. Il s'agissait d'une vague plainte. Yoshida s'approcha de l'endroit d'où venait le bruit. Caché par les hautes herbes qui entouraient la source, il aperçut un tout petit enfant à peine âgé de quelques mois. Trop jeune pour pouvoir parler, il tendit ses bras vers Yoshida d'un air désespéré. Dans ses yeux, le bûcheron crut reconnaître le regard de celle qu'il avait tant aimée. Oui, ce petit enfant était Fumi. Fumi qui, dans sa soif d'éternelle jeunesse, avait tant bu l'eau de la source qu'elle était devenue un nourrisson.

Yoshida attacha la fillette sur son dos comme le font les Japonaises de cette époque et rentra chez lui avec la pensée qu'il devrait, à l'avenir, protéger et éduquer celle qui fut jadis sa compagne.

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 16:29

Mais c est pas un texte ca C est Un livre que tu as trouve xD

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 16:55

MDR!!! bah, tu prend une a deux pages de nautiljon, et 5 pages de wikipedia, sa donne un peu pres sa XD

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 16:57

MAIS OHH Tu as lu tout ca pour le prendre XD

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 16:59

oui j'ai tout lu, jme fait chier faut bien que je fasse quelque chose ^^

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Mer 12 Mai - 17:00

xDD oui c ets vrai ^^

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MessageSujet: Re: contes et legendes traditionnels du japon   Ven 14 Mai - 10:01

y'en a certaines elles ont d'exellentes morales, lisez ptet pas tout mais une bonne partit, sa vaut le coup d'oeuil

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